08/04/2010

Un peu d'épistémologie économique

Passionnant débat sur le site de La vie des idées ... Après l'article de Paul Krugman paru dans le magazine du New York Times qui critiquait la pensée économique actuelle sur son incapacité à analyser la crise (et surtout à l'anticiper), deux contributions permettent d'éclairer l'état de la connaissance économique.

. James Galbraith (fils du célèbre économiste hétérodoxe John Kenneth Galbraith) met en valeur les économistes qui avait fournis les outils d'analyse des déséquilibres actuels : http://www.laviedesidees.fr/Mais-qui-sont-donc-ces-econom.... Ce sont des auteurs aux marges des courants dominants. Ce qui justifie pour l'auteur un véritable changement de fond de la manière dont est conçue notre "science lugubre" (dismal science).

. Cyril Hédoin (plus connu par ses posts sur le blog Rationalité Limitée) a toujours défendu une position moins radicale. Il considère qu'à l'intérieur de la science économique dominante, existent des courants capables de produire des analyses utiles à la compréhension des problèmes actuels : http://www.laviedesidees.fr/Vers-un-changement-de-paradig.... Véritable réflexion épistémologique, il oppose classiquement Popper et Kuhn, philosophes des sciences, pour qui la science est faite soit d'un progrès cumulatif (Popper) on garde ce qui produit les meilleurs résultats empiriques jusqu'à ce qu'une théorie propose des résultats plus valides ; soit d'une logique de compétition entre "paradigmes" où la science évolue par ruptures radicales (Kuhn).

A lire également la réponse de Galbraith à Hédoin (à la fin du deuxième lien), qui montre comment fonctionne un débat intellectuel entre scientifiques.

23:33 Écrit par Guillaume ARNOULD dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.